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Durabilité et recyclabilité des bâtiments métalliques : et si l’acier était le matériau de la construction de demain ?

20.03.26

Quand on pense bâtiment durable, on pense souvent bois, matériaux biosourcés, béton bas carbone. L’acier, lui, traîne une réputation d’industrie lourde et gourmande en énergie. Pourtant, à y regarder de plus près, la charpente métallique est l’un des matériaux les plus vertueux du cycle de vie d’un bâtiment : recyclable à l’infini, réemployable, sobre en entretien et de plus en plus intégré dans des démarches RSE structurées. Bonhomme Bâtiment, constructeur spécialisé en bâtiments industriels, tertiaires et agricoles, en fait aujourd’hui un axe central de sa stratégie. Explications.

L’acier, champion discret de la recyclabilité

Il y a une donnée que l’on cite rarement et qui change pourtant tout : l’acier se distingue par sa capacité à être recyclé indéfiniment sans perdre ses propriétés mécaniques. Ce n’est pas le cas du béton, ni du bois traité, ni de la plupart des matériaux composites. L’acier, lui, peut être fondu, formé de nouveau et réutilisé dans de nouvelles structures sans aucune dégradation de ses caractéristiques structurelles.

C’est un avantage considérable à l’heure où la question de la fin de vie des bâtiments devient un enjeu réglementaire et environnemental majeur. Un bâtiment industriel en charpente métallique ne génère pas de déchets ultimes en fin de vie : ses éléments structurels sont récupérés, triés, puis réintégrés dans la filière sidérurgique ou directement réemployés sur d’autres chantiers.

Recyclage et réemploi : deux démarches complémentaires

Il est utile de distinguer deux notions souvent confondues, mais bien distinctes sur le plan réglementaire et environnemental.

Le recyclage désigne toute opération par laquelle des déchets sont retraités en substances, matières ou produits aux fins de leur fonction initiale ou à d’autres fins. Le réemploi, quant à lui, désigne toute opération par laquelle des substances, matières ou produits qui ne sont pas des déchets sont utilisés de nouveau pour un usage identique à celui pour lequel ils avaient été conçus.

Concrètement : recycler une poutrelle en acier, c’est la fondre pour produire de l’acier neuf. La réemployer, c’est la démonter, la contrôler et la réinstaller telle quelle dans un autre bâtiment, sans repasser par la case fusion. Le bénéfice environnemental du réemploi est donc encore supérieur à celui du recyclage, puisqu’il évite toute la phase industrielle de transformation.

C’est précisément sur ce sujet du réemploi que le secteur de la construction métallique est en train de s’organiser et Bonhomme Bâtiment y joue un rôle actif.

Bonhomme Bâtiment et le réemploi : un engagement concret avec le CTICM

Dans son rapport RSE 2025, Bonhomme Bâtiment affiche un engagement clair dans le réemploi, en partenariat avec le CTICM (Centre Technique Industriel de la Construction Métallique) et la plateforme OOMetalRéemploi. D’ici fin 2025, l’objectif est de réduire significativement la production de déchets, valoriser les déchets produits et établir un suivi précis et quantifié.

Ce n’est pas un engagement de façade. Le CTICM a publié en 2024 des recommandations professionnelles spécifiques au réemploi d’éléments structuraux en acier, un cadre technique qui permet désormais de réemployer des éléments de charpente avec des garanties sur leurs caractéristiques mécaniques. Bonhomme Bâtiment s’inscrit dans ce cadre pour développer des pratiques concrètes sur ses chantiers.

Le rapport RSE de Bonhomme Bâtiment détaille également d’autres actions concrètes : la pose de 3 500 m² de panneaux photovoltaïques sur la toiture du site, le tri et le recyclage systématiques des déchets de chantier, la réduction progressive de la consommation énergétique des bureaux et le verdissement de la flotte automobile.

Une démarche bas carbone globale, pas un simple affichage

La durabilité d’un bâtiment métallique ne se limite pas à sa fin de vie. Elle s’évalue sur l’ensemble du cycle de vie : fabrication, transport, mise en œuvre, exploitation, maintenance et déconstruction. C’est ce qu’on appelle l’Analyse du Cycle de Vie (ACV), désormais intégrée à la réglementation RE2020 pour les bâtiments neufs.

La RE2020 encourage l’utilisation de matériaux et produits de réemploi ou de réutilisation dans les bâtiments neufs. L’impact carbone de ces produits étant considéré comme nul dans le calcul ACV du bâtiment, leur utilisation contribue directement à l’atteinte des seuils imposés par cette réglementation. Autrement dit, intégrer du réemploi dans un projet de construction, c’est aussi un levier pour répondre aux exigences réglementaires actuelles.

Bonhomme Bâtiment s’inscrit pleinement dans cette logique. L’année 2024 a marqué un tournant avec la réalisation du premier bilan carbone de l’entreprise, l’adhésion à la démarche ADEME « ACT Pas à Pas », DECARBON’ACTION et l’élaboration d’un plan d’actions avec des objectifs à horizon 2025, 2030 et 2050. L’entreprise fait également partie des 8 entreprises accompagnées par le CTICM dans le cadre du dispositif DODECAEDRE.

Cette démarche RSE articule performance de chantier, diminution des impacts et contribution au territoire. Elle est portée par trois générations d’entrepreneurs, Thierry, Christophe, Melvyn et Maxime Bonhomme, qui affichent un chiffre d’affaires de 80 millions d’euros et 240 collaborateurs.

Pourquoi la filière réemploi acier est en train de décoller

Au-delà de Bonhomme Bâtiment, c’est tout un secteur qui s’organise. Et les signaux réglementaires sont clairs. La loi AGEC de 2020 prévoit une filière REP (Responsabilité Élargie du Producteur) pour les déchets du bâtiment, avec un objectif d’atteindre 4 % de matériaux réemployés en 2027 et 5 % en 2028.

Aujourd’hui, le réemploi en France concerne moins de 1 % du gisement des déchets du bâtiment. L’écart entre l’objectif et la réalité est donc encore important, mais il représente aussi une formidable opportunité pour les entreprises qui prennent le sujet au sérieux dès maintenant.

L’acier est particulièrement bien placé pour tirer parti de cette dynamique. Sa modularité, la standardisation de ses profilés, sa traçabilité et sa résistance dans le temps en font un matériau idéalement adapté au réemploi structurel, bien plus que le béton ou les matériaux composites.

Longévité et faible entretien : l’autre visage de la durabilité

La durabilité d’un bâtiment métallique, c’est aussi sa capacité à tenir dans le temps sans générer de coûts excessifs de maintenance. Une charpente acier bien conçue et protégée contre la corrosion (galvanisation, peinture adaptée) peut dépasser 50 ans de durée de vie utile sans intervention structurelle majeure.

Contrairement aux structures bois exposées à l’humidité, aux champignons ou aux insectes xylophages, l’acier ne se déforme pas, ne se fissure pas et ne se dégrade pas sous l’effet du vivant. Son entretien se limite à des vérifications périodiques et au maintien du traitement de surface, un avantage économique réel sur le long terme pour les exploitants industriels, agricoles ou tertiaires.

Cette longévité contribue aussi à réduire l’empreinte carbone globale du bâtiment : moins on reconstruit, moins on consomme de ressources et d’énergie.

 

Construire métallique aujourd’hui, c’est anticiper les exigences de demain

Les maîtres d’ouvrage qui construisent en charpente métallique aujourd’hui ne font pas seulement un choix technique. Ils anticipent un cadre réglementaire qui va continuer à se renforcer : obligations de diagnostic avant démolition, intégration du réemploi dans les marchés publics, seuils carbone de plus en plus bas dans la RE2020, reporting RSE pour les entreprises…

Choisir un constructeur comme Bonhomme Bâtiment, qui s’est déjà engagé dans une démarche RSE structurée, qui mesure son bilan carbone, qui travaille activement sur le réemploi avec le CTICM et qui forme ses équipes aux enjeux climatiques, c’est s’assurer que votre bâtiment sera conçu avec une vision à long terme, pas seulement pour répondre aux besoins du moment.

Un bâtiment industriel métallique bien conçu, c’est un actif durable, sobre, évolutif et compatible avec les exigences environnementales de demain. C’est aussi un signal fort envoyé à vos parties prenantes : clients, partenaires, financeurs et collaborateurs.

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